mercredi 7 mars 2007

Rocla


Rocla est un contributeur d'Agoravox que vous croiserez inévitablement au coin d'un forum. Il se plait à résumer sa pensée par un bon mot, un calambour ou une citation. On peut dire que Rocla est tout à fait toqué mais par la toque qui coiffe le front en sueur des gens qui se lèvent à 4 heures du matin pour aller bosser dans un fournil surchauffé. Je verrais plutôt Rocla dans la peau d'un Raimu – un boulanger provençal en grève, dormant dans son pétrin pour protester contre la bêtise du monde. Maintenant jeune retraité branché Wifi, c'est peut être de cet endroit insolite qu'il nous lâche quelques bons mots et sournoises remarques qui font rire certains et grimacer d'autres.

Le Furtif


Le Furtif est un des contributeurs d'Agoravox parmi les plus discrets quand à son image personnelle. A preuve il a choisi une haie comme avatar. S'il a écrit deux articles de qualité, il sait fondre tactiquement sur ses proies dans les forum. Bien caché, il attends tapi dans un recoin et frappe d'un ou deux missiles bien lancés toujours pertinents. Puis il disparaît, un peu comme il était venu. Passionné par l'Opéra, la musique baroque et l'histoire, Le Furtif est plus un amateur d'art qu'un journaliste. Mais il y a du Rabelais chez cet auteur particulièrement cultivé.

jeudi 1 mars 2007

Les Socialistes Anonymes


Les Socialistes Anonymes font partie de ces contributions collectives qui apparaissent régulièrement sur Agoravox. Si ce média sert de caisse de résonance directe et sans intermédiaire aux pensées ou opinions individuelles, il est tout à fait logique que des causes ou associations minoritaires utilisent ce canal pour se faire entendre. Pour revenir plus précisément à cette initiative, les socialistes anonymes prétendent regrouper « de plus en plus de socialistes qui ne se résignent pas à l’investiture de Ségolène Royal par le Parti socialiste. Ils prônent l’abandon de la social-démocratie pour un retour aux valeurs de justice sociale qui faisaient jadis toute la force et la crédibilité du socialisme. » Ils ont fait paraître deux lettres ouvertes – l’une adressée à François Bayrou, l’autre à José Bové et se domicilient à... Tulles. L’anonymat est bien évidemment respecté chez Agoravox puisque de nombreux d’auteurs utilisent un pseudonyme. Mais ce mystère là, a eu pour effet d’alimenter les plus grands fantasmes : Est-il si dangereux d’avoir une opinion différente dans ce parti qu’il soit nécessaire de se cacher à ce point ? Ou, les auteurs de ces deux lettres voulaient-ils justement le faire croire ? S’agissait-il de vrais militants déçus ? des snipers de l’UMP ? des bayrouistes manipulateurs ? des groupuscules d’extrême gauche en mal d’audience ? Peu importe finalement - ils laisseront une petite marque dans cette campagne 2007 comme de nombreux autres micro évènements similaires. Pour conclure et pour apporter mon humble avis sur un des débats qui fait rage actuellement sur Agoravox et qui concerne aussi bien l’ego des contributeurs, l’autosatisfaction, le possible vedettariat de certaines personnalités qui s’y expriment, la politique éditoriale de ce nouveau média, les utopies que certains peuvent y coller dans le cadre d’une « grande participation citoyenne », etc. : La démarche de ces socialistes anonymes peut très bien être parfaitement sincère. Dans ce cas, il ne fait nul doute que malgré cette authenticité, ce groupe n’aurait eu aucune chance de s’adresser à des lecteurs sans Agoravox (ou autre) surtout dans le respect de l’anonymat qu’ils ont choisi. L’ego, le vedéttariat - pas dans ce cas visblement. L’utopie citoyenne - non, de simples militants déçus. L’autosatisfaction – non plus, si ce n’est d’avoir donné la parole à des individus qui n’aurait jamais pu la prendre sans un média de ce type. Cette anecdote répond à mon sens à beaucoup de questions soulevées dans les forums car finalement, Agoravox, c'est peut être tout simplement et surtout ça. Et c'est peut être aussi l'occasion de s'amuser.

samedi 24 février 2007

Marsupilami



Marsupilami est un animal pour le moins iconoclaste (enfin je l'ai placé, le mot est tellement à la mode). Que vient-il faire dans une bande dessinée me direz-vous ? Disons que c'est quelqu'un qui sait jouer admirablement avec les mots et qu'il s'en sert. De fait il a creusé sa place chez Agoravox parfois aussi à coup de griffes, de poings et de dents. Une dent, qu'il a dure et fort longue. Redoutable polémiste dans la jungle agoravoxienne, se nourrissant le plus souvent de gnomes bleus ou de trolls, c'est aussi un très bon écrivain. Si vous avez la main assez solide, serrez la lui de ma part si vous le croisez sur un forum.

Emile Mourey


Emile Mourey (http://bibracte.com) est un ancien militaire de carrière et un latiniste qui depuis trente ans explore les méandres de l'histoire. Sur son site il a ouvert depuis quelques temps une agence de voyage qui vous emporte en quelques cliks au bord de la mer rouge sur les traces de Moïse ou à Gergovie derrière les fortifications gauloises. Mais Emile n'enseigne pas l'histoire, il la revisite et essaye de replacer aux bons endroits les lieux et les faits grâce aux rares indices que le temps nous a laissés. Avant de lire ses articles, il faut prendre le soin de remiser ses vieilles idées au placard des certitudes. Le parcours est toujours imprévu. Il paraît que les chemins les plus longs sont les plus intéressants ; Emile les emprunte avec délectation.

vendredi 23 février 2007

Philippe Bilger


Philippe Bilger (http://www.philippebilger.com/) est avocat général à la cour d'assise de Paris. Il a signé une soixantaine d'articles sur Agoravox parus simultanément sur son blog. On accuse parfois des magistrats de connivences avec la presse. Sauf qu'il y a ceux qui en abusent et les très rares, comme Philippe Bilger, qui s'en servent pour oser parler de ce qui fâche sans corporatisme et sans hésiter à flirter avec leur devoir de réserve. Philippe Bilger ne peut pas tout dire, mais il le dit quand même pour ceux qui savent lire entre les lignes. Il prend même la profession à rebrousse poils lorsqu'il parle de responsabilité, de résultats, de lenteurs sans invoquer systématiquement le sempiternel recours à "plus de moyens". Le monde judicaire est un univers que l'on préfère ne pas voir jusqu'à ce qu'un jour on en subisse les rouages quel qu'en soient les raisons. Ce serpent de mer est souvent confié à une commission pour mieux le replonger dans les grands fonds de la République dans lesquels il semble évoluer parfois. Et pourtant comme il le dit lui même, Dieu que le chantier est vaste : il ne s'agit pas seulement du pénal, mais de la justice civile, administrative, commerciale, des conditions carcérales et des peines, de la simplification des lois, etc. Il est gigantesque mais Dieu que la profession fait preuve d'inertie. Alors un grand magistrat qui ose secouer l'arbre sur lequel il est assis mérite d'être salué. Pour conclure, je ne suis pas d'accord avec lui sur tout, mais Philippe Bilger est un des rares procureurs avec qui j'aurais plaisir à prendre un verre. S'il vous reste quelques doutes, sachez qu'un homme en noir qui discute avec un Guignol (dans un livre écrit avec Bruno Gaccio), ne peut pas être seulement du côté du manche. Et si le progressisme n'était pas là où on l'attendait le plus ?

Patrick Adam


Patrick Adam (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17007). Le sage a dit que la vie était un jeu et que les âmes des hommes sont immortelles. Alors je me plais à imaginer que Patrick nous a quitté en décembre 2006 pour jouer à d'autres jeux et parler depuis d'autres déserts. Carlo Revelli dans un dernier hommage avait publié une citation de cet auteur qui le définissait parfaitement : "Issu d’une famille monoparentale, disposant de revenus plus que modestes, m’étant fait renvoyer de plusieurs établissements scolaires pour une indépendance d’esprit un peu trop manifeste, je me demande le chemin que j’aurais parcouru si j’avais été confié à un psy. Je suis heureux aujourd’hui de m’être fabriqué seul, au fil du temps, juste avec le désir d’apprendre le plus de choses possibles dans les domaines les plus variés qui soient. Je reconnais volontiers que j’ai été aidé par une société en expansion et confrontée à moins de problèmes identitaires qu’elle n’en connaît aujourd’hui. Et j’ai eu le plaisir de vivre loin de l’apologie de la violence et de l’obscénité dont on inonde aujourd’hui toute la jeunesse avec l’appui de nombreux psy qui en font l’éloge en la présentant comme un exutoire naturel.". Quand le réel touche le virtuel de cette façon, les rancœurs s'amenuisent, les polémiques s'apaisent, il ne reste que le doux murmure des pensées.